mercredi 16 novembre 2011

Escarmouche de Chambly

La veille de ce premier engagement, le 16 novembre, le connétable Malo se rend à Saint-Jean pour arrêter le notaire Dameray et le docteur Davignon. L'officier de justice est escorté d'un détachement de la Montreal Volunteer Cavalry, commandé par le lieutenant Ermatinger. Les chemins sont boueux. Au retour, la troupe évite la route de Laprairie pour prendre celle de Chambly pourtant plus longue de plusieurs milles.

Escarmouche de Chambly (vendredi 17 novembre 1837)

Longueuil est le théâtre des premiers coups de feu, au matin du 17 novembre 1837, sur le chemin de Chambly, à la hauteur de la rue Brodeur, de la révolte des Patriotes. Une petite troupe, commandée par Bonaventure Viger et Joseph Vincent, veut délivrer le médecin Jean-François Davignon et le notaire Paul Desmarais, prisonniers des Anglais. Les premiers coups de feu sont tirés par Patrick Murray. Trois Anglais, de l'escadron de la Montreal Volunteer Cavalry, sont blessés. Les prisonniers sont délivrés et amenés, dans la charrette d'André Ste-Marie, chez le forgeron Olivier Fournier dit la Grenade, de Longueuil, pour être délivrés de leurs chaînes.

Les soldats atteignent Chambly le lendemain matin, vers six heures. Une vingtaine de patriotes tentent vainement de leur couper le chemin, mais ce n'est que partie remise. Quelques heures plus tard, un détachement insurgé prend position en face de la maison de Joseph Trudeau, à une lieue de Longueuil. Il est bientôt rejoint par François Barsalou et quelques habitants de Chambly. Toute la  troupe est sous les ordres de Bonaventure Viger. La cavalerie anglaise est mise en fuite (8).

Parmi ceux qui participèrent à l'attaque, figurent notamment:

Arès dit Sanfaçons, Louis Benoit père, Joseph Bessette, Olivier Bonvouloir, Alexis, Antoine et Pierre Bouthillier, Joseph Brais, Gabriel Brissette, Élie Brossard, Alexis et François Collin, Joseph Daigneau, Daniel dit Jobineau, Pierre Davignon, Charles Deniger, Augustin Dubuc, Pierre Fonrouge, Jacob Gariépy, Joseph Gélinot, Michel Gobin, François Goyette, Alexis Guertin, Isaac Huot, Joseph Jodoin, Henri Mongeau, Louis Mongeau, père et fils, Patrick Murray, Charles Nolin, Michel Paré, Parizeau fils, Amable et Alexis Patenaude, Alexis et Toussaint Fournier dit Préfontaine, Constant Robert, Alexis et Dominique-Benjamin Rollin, Eugène Talham, Louis et Narcisse Trudeau, Joseph et Michel Vincent.

Les combattants armés d'un fusil, citons Bonaventure Viger, Patrick Murray, François Benoît, Joseph Bellerose, Elie Brossard, David Jodouin, Joseph Jodouin, le fils Parizeau, Pierre Fontrouge, Alexis Lavigueur, Joseph Vincent, Godfroy Lavigueur, Constant Robert, Joseph Sansfaçon, Daniel Jobineau, Michel Godin et Joseph Viger (9).

D'autres Longueuillois participèrent également à l'attaque, mais en affirmant, par affidavit, y avoir été forcés:

Joseph Bellerose, Joseph Benoit, François Benoit, François Charron, Louis David, Jean-Baptiste Deslauriers, Louis Duval, Joseph et Laurent Gélinot, Joseph Gervais, Louis Gravelle, Modeste Patenaude, Régis Pontbrillant, Godfroid Lavigueur, Louis Lavigueur, Baptiste Potvin, Antoine Renaud, Jean-Baptiste Riendeau, Eugène Rocque, Camille-Toussaint Sainte-Marie, Pierre Sainte-Marie, François Vary, Joseph Viger, Moïse Vincent.

Le lendemain, le 16 novembre les troupes arrêtent Louis Mongeau, père et fils, Michel Vincent et l'huissier Jean-Baptiste Trudeau. Elles doivent disperser une centaine d'hommes armés près de la Booth’s Tavern.

Une stèle commémorative, en granit, dévoilée le 15 novembre 1992, rappelle l'événement. Elle est située près du centre Jeanne-Dufresnoy, sur le chemin de Chambly, à l'angle du boulevard Curé-Poirier.


(8 )   Curieuse coïncidence, le premier coup de feu de la rébellion, du côté insurgé, aurait été tiré par un anglophone du nom de Patrick Murray, un cultivateur de Sainte-Marie-de-Monnoir.
Le 30 avril 1834, Patrick Murray, est l'hôte d'une assemblée destinée aux habitants irlandais du sud-ouest. Cette réunion concerne la pétition de Montréal du 7 avril 1834.

(9 )   Déposition d'Eugène Rocque, père, de Longueuil. 21 novembre 1837 No. 59. Archives du Québec.


Fusillade de Booth's Tavern

Le samedi 18 novembre, le colonel Wetherall traverse le fleuve en direction des campagnes du sud. Il amène avec lui le 1er Régiment des Royaux et un détachement de la Cavalerie Volontaire. Il sera bientôt rattrapé par un corps de Dragons légers et par un détachement d'artilleurs avec deux canons. Cette troupe se rend à Chambly pour enquêter sur les événements de la veille.

Pareil déploiement ne passe pas inaperçu. A Longueuil, les soldats s'arrêtent à la forge Fournier où les magistrats Bellingham et Leclerc trouvent les menottes qui ont servi à Demaray et Davignon. A quatre milles de Chambly, les soldats se heurtent  à un détachement d'une trentaine de Patriotes armés et montés sur leurs chevaux de travail. Après un bref échange de balles, les ca• valiers insurgés tournent bride et galopent vers la montagne de Beloeil. La colonne anglaise reprend sa marche jusqu'à l'auberge Booth, où la route traverse un profond ravin. Le pont est gardé par une centaine d'hommes, commandés par le docteur Kimber, de Chambly. Une dizaine d'entre eux ont des fusils. Tous se replient en bon ordre après un bref engagement. Quatre sont faits prisonniers pour s'être trop attardés à canarder les réguliers de la jeune reine Victoria.
Lorsque la rébellion éclata, Marchesseault fut l’un des premiers à prendre les armes. À partir du 18 novembre 1837, avec Thomas Storrow Brown, Henri-Alphonse Gauvin et Rodolphe Desrivières, chefs patriotes venus de Montréal pour se dérober aux mandats d’arrestation lancés contre eux par les autorités deux jours plus tôt, il organisa un camp retranché à Saint-Charles-sur-Richelieu. Le lendemain, Marchesseault fut nommé capitaine et devenait l’un des aides de camp du général Brown. Le 23 novembre, il prit part à la bataille de Saint-Denis, puis deux jours plus tard, à celle de Saint-Charles-sur-Richelieu.

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