mardi 1 novembre 2011

Le mois de Novembre, le mois des Rébellions, le mois des Morts.

Vendredi 6 novembre 1837 : Affrontement à Montréal entre Les Fils de la Liberté et les membres du Doric Club. Des maisons de Patriotes connus sont saccagées.
Les esprits sont donc gonflés à bloc à la suite de la tenue de l'assemblée des Six Comtés tenue à Saint-Charles le 23 octobre 1837, parallèlement à celle présidée par Peter McGill sur la Place-d'Armes à Montréal. C'est dans ce contexte bouillant, comme à tous les premiers lundis de chaque mois, que les Fils de la liberté planifient de s'assembler le 6 novembre. L'affrontement était inévitable puisque la veille, le Montreal Herald appelait les loyaux à se rassembler le lendemain (6 novembre) sur la Place-d'Armes afin de « tuer la rébellion dans l'oeuf ». Les jeunes patriotes se réunissent néanmoins à l'auberge Bonnacina de Montréal, située sur la rue Notre-Dame. Devant 500 à 600 personnes, l'assemblée adopte douze résolutions. Plusieurs orateurs s'y succèdent, dont Amury Girod, Edmund B. O'Callaghan, et Édouard-Étienne Rodier. Les discussions se tiennent dans la cour de l'auberge qui donne sur la rue Saint-Jacques – la « rue du sang » (en référence à l'élection du 21 mai 1832) – où se trouve déjà quelques-uns de leurs adversaires. À leur sortie, les Fils de la liberté mettent rapidement leurs opposants en fuite. C'est d'ailleurs à son retour chez lui que Brown est durement assailli par quelques bureaucrates. Il est blessé à un oeil tandis que De Lorimier reçoit une balle à une cuisse. D'autres échauffourées du genre se déroulent un peu partout dans les rues de Montréal. Sur la rue Sainte-Thérèse, les bureaux du Vindicator sont saccagés.

À la suite de l'escarmouche du 6 novembre 1837, on dénombre une douzaine d'arrestations dont André Ouimet et George de Boucherville. Avec ce « début » de rébellion ouverte, ou de guerre civile, Colborne ordonne entre autre au 24e Régiment de quitter Kingston et de prendre quartier à Carillon, à l'extrême ouest du comté des Deux-Montagnes.

texte : La rébellion de 1837 à Saint-Eustache
liens : Émeute à Montréal : un bras de fer tombé dans l’oubli
         6 novembre 1837 - Assemblée des Fils de la Liberté


Mardi 10 novembre 1837 : Premier échange de coups de feu a lieu à Saint-Jean-sur-Richelieu. Un détachement de cavalerie se dirige vers Saint-Jean, les Patriotes tirent quelques coups et se retirent.

Lundi 16 novembre 1837 : Le gouvernement émet 26 mandats d’arrêt pour crime de haute trahison, des chefs Patriotes sont arrêtés, mais Louis-Joseph Papineau réussit à se rendre aux États-Unis.

Jeudi 19 novembre 1837 : Les autorités militaires décident de fermer les portes de la ville de Québec à huit heures du soir.

Dimanche 22 et lundi 23 novembre 1837 : Les Patriotes remportent la bataille de Saint-Denis contre six compagnies d’infanterie commandées par Gore.

Mercredi 25 novembre 1837 : Les Patriotes sont défaits à la bataille de Saint-Charles par les troupes du Lieutenant-colonel George Augustin Wetherall.

Lundi 30 novembre 1837 : Les Patriotes occupent Saint-Eustache.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Faire un don

Vous aimez les publications des Patriotes de Chénier, Appuyez-nous en faisant un don,
Le don servira à la promotion de notre histoire par des montages vidéos, montages infographiques. Tirage d'objets en lien avec notre histoire et beaucoup plus. Merci de contribuer à la restauration de la mémoire de nos ancêtres, en la faisant revivre dans notre vie quotidienne.

Les Patriotes de Chénier sur Facebook

Les Patriotes de Chénier sur Facebook
Les patriotes de Chénier sont un regroupement militant composé de jeunes indépendantistes voués à la défense des intérêts du peuple québécois. Nous avons à coeur la mémoire des patriotes de 1837-1838.