mardi 23 octobre 2012

Adresse de la Confédération des six comtés au peuple du Canada

 
par Louis-Joseph Papineau

Concitoyens,

Quand un peuple se trouve invariablement en butte à une suite d’oppressions systématiques, malgré ses vœux exprimés de toutes les manières reconnues par l’usage constitutionnel, par des assemblées populaires et par ses représentants en parlement après mure délibération ; quand ses gouvernants, au lieu de redresser les maux divers qu’ils ont eux-mêmes produits par leur mauvais gouvernement, ont solennellement enregistré et proclamé leur coupable détermination de saper et de renverser jusqu’aux fondations de la liberté civile, il devient impérieusement du devoir du peuple de se livrer sérieusement à la considération de sa malheureuse position, - des dangers qui l’environnent, - et, par une organisation bien combinée, de faire les arrangements nécessaires pour conserver intacts leurs droits de citoyens et leur dignité d’hommes libres.

Les sages et immortels rédacteurs de la DÉCLARATION DE L’INDÉPENDANCE AMÉRICAINE, consignèrent dans ce document les principes sur lesquels seuls sont basés les droits de l’homme et revendiquèrent et établirent heureusement les institutions et la forme de gouvernement qui seules peuvent assurer en permanence la prospérité et le bonheur social des habitants de ce continent, dont l’éducation et les moeurs, liées aux circonstances de leur colonisation, demandent un système de gouvernement entièrement dépendant du peuple et qui lui soit directement responsable.

En commun avec les diverses nations de l’Amérique du Nord et du Sud qui ont adopté les principes contenus dans cette Déclaration, nous regardons les doctrines qu’elle renferme comme sacrées et évidentes : Que Dieu ne créa aucune distinctions artificielles entre l’homme et l’homme ; que le gouvernement n’est qu’une simple institution humaine formée par ceux qui doivent être sujets à son action bonne ou mauvaise ; et consacrée pour l’avantage de tous ceux qui consentiront à venir ou à rester sous sa protection ou sous son contrôle, et que conséquemment la forme en peut être changée dès qu’elle cesse d’accomplir les fins pour lesquelles ce gouvernement fut établi ; que les autorités publiques et les hommes au pouvoir ne sont que les exécuteurs des voeux légitimement exprimés de la communauté ; honorés quand ils possèdent la confiance publique, et respectés aussi longtemps qu’ils jouissent de l’estime publique, et qui doivent être déplacés du pouvoir dès qu’ils cessent de donner satisfaction au peuple, seule source légitime de tout pouvoir.

En conformité avec ces principes et sur la foi des traités et des capitulations arrêtés avec nos ancêtres et garantis par le parlement impérial, le peuple de cette province n’a cesse depuis de longues années, par de respectueuses requêtes, de se plaindre des abus intolérables qui empoisonnent ses jours et paralysent son industrie. Loin que des réparations aient été concédées à nos humbles prières, l’agression a suivi l’agression, jusqu’à ce qu’enfin nous ne paraissons plus tenir à l’empire britannique pour notre bonheur et notre prospérité, nos libertés et l’honneur du peuple et de la couronne d’Angleterre, mais en vue seulement d’engraisser une horde inutile d’officiels, qui non contents de jouir de salaires énormément disproportionnés aux devoirs de leurs charges et aux ressources du pays, se sont combinés en une faction uniquement mue par l’intérêt privé à s’opposer à toutes les reformes, à défendre toutes les iniquités d’un gouvernement ennemi des droits et des libertés de cette colonie.

Quoique l’on soit universellement convenu de la justice de nos demandes, de la sagesse et de la prudence qu’il y avait à porter remède à nos maux, nous supportons cependant encore l’insupportable fardeau d’un exécutif irresponsable sous la direction d’un chef ignorant et hypocrite. Nos juges dépendant comme condition attachée à leurs commissions, de la seule volonté et du bon plaisir de la couronne, presque tous partisans violents d’une administration corrompue, et plus absolument les instruments mercenaires de l’exécutif, en acceptant en violation de tout principe d’indépendance judiciaire les gages de leur servilité d’une autorité étrangère, sans le consentement du peuple, auquel seul appartient, par l’intermédiaire de ses représentants, le droit exclusif de voter les salaires des serviteurs publics ; les hommes en place dans cette province dévorant nos revenus par des salaires si extravagants qu’ils nous privent des fonds nécessaires pour l’amélioration générale du pays, ce qui fait que nos travaux publics sont arrêtés et que la navigation de nos rivières continue à être obstruée ; un conseil législatif nommé par des hommes à mille lieues du pays, et systématiquement composé de manière à paralyser et à détruire les efforts de nos représentants librement choisis, dans toutes les mesures propres à promouvoir le bien public après être resté sans changement sous l’administration actuelle, privant par là le pays des avantages de la législation intérieure, a enfin été modifié d’une manière insultante pour toutes les classes de la société, disgracieuse pour la moralité publique, et qui anéantit le respect et la confiance de tous les partis dans cette branche de la législature, par suite de l’introduction d’hommes pour la plupart notoires seulement par leur incapacité, et remarquables de même par leur insignifiance politique, rendant ainsi évidentes, jusqu’à la démonstration même, pour tous, [quelques que] puissent être leurs idées préconçues, la convenance et la nécessité urgentes d’introduire le principe d’élection dans ce corps, comme la seule méthode propre à mettre la législature provinciale à même de procéder avantageusement à l’expédition des affaires publiques.

Nos municipalités sont entièrement détruites ; les campagnes de cette province, formant une exception disgracieuse aux autres parties de ce contient, sont absolument privées de tout pouvoir de régler, dans une capacité municipale, leurs affaires locales, par le moyen d’officiers de paroisse et de township librement élus ; la génération croissante est privée des bienfaits de l’éducation, les écoles primaires qui donnaient l’instruction à 40,000 enfants ayant été fermées par le conseil législatif, corps hostile au progrès des connaissances utiles, et porté à cet acte par un exécutif opposé à la dissémination des lumières générales parmi le peuple ; - le collège des jésuites, fondé et doté par le gouvernement prévoyant qui colonisa cette province, pour l’encouragement et la diffusion du savoir et des sciences, a, avec une barbarie indigne des gouvernants d’un état civilisé, disgracieusement pour le siècle éclairé où nous vivons et qui est sans parallèle même parmi les Goths et les Vandales, été converti en casernes, et comme telles retenu toujours à l’usage d’une soldatesque, tandis que les fonds et les propriétés consacrés au maintien de cet établissement et autres institutions semblables ont été et continuent d’être gaspillés et mal administrés, pour l’avantage des favoris, des créatures et des instruments du gouvernement ; nos citoyens sont privés du bénéfice de jurés choisis impartialement, et persécutés arbitrairement par les officiers de la couronne qui, pour remplir les buts du gouvernement vindicatif dont ils sont les créatures, ont exhumé des procédés d’un caractère suranné, et dont on ne trouve de précédents que dans les plus sombres pages de l’histoire britannique. Ainsi, nos tribunaux étant souillés par les conspirations combinées d’un mauvais exécutif, de juges serviles, d’officiers en loi partisans et des shérifs politiques, l’innocent et le patriote sont exposés à être sacrifiés, tandis que les ennemis du pays et les violateurs de toutes les lois sont protégés et patronisés selon qu’il plaît à l’administration d’écraser et de détruire, de sauver et de protéger. Notre commerce et notre industrie domestique sont paralysés ; nos terres publiques aliénées, pour un prix nominal, à une compagnie de spéculateurs, étrangers au pays, ou données à d’insolents favoris comme récompense de leur servilité ; notre argent nous est extorqué sans notre consentement, en forme de taxes imposées inconstitutionnellement par un parlement étranger pour être ensuite converties en un instrument de notre dégradation, distribuées qu’elles sont parmi une bande criarde d’officiels, contre notre volonté, sans notre participation, et en violation de tous les principes des lois constitutionnelles.

Au milieu de leurs efforts honnêtes et infatigables pour obtenir le redressement des griefs qui précèdent, nos compatriotes ont été avec insolence appelés à rendre compte de leur conduite publique, dont ils ne sont responsables à qui que ce soit et encore bien moins à l’individu que le hasard ou le patronage ministériel placent pour un temps à la tête de notre gouvernement provincial. On les a harassés et vexés par des démissions de places purement honorifiques, tenues pour l’avantage et à la réquisition de leurs voisins immédiats, et cela pour avoir revendiqué les droits de leur patrie, comme il convient à des hommes libres de l’Amérique ; et comme un indice que l’on a dessein de pousser l’agression encore plus loin, des troupes armées doivent être stationnées dans un temps de paix profonde dans toute l’étendue du pays, avec le dessein arrogant et malicieux de comprimer par la force physique l’expression de l’opinion publique, et de compléter au moyen de la violence et de l’effusion de sang notre esclavage et notre ruine déjà décidés de l’autre côté des mers.

Une telle agression est plus que suffisante pour justifier chez un peuple outragé, le recours à tous et à chacun des moyens de conserver le dernier de ses privilèges insultés, le droit de faire entendre ses plaintes. Mais grâce à l’aveuglement de nos agresseurs, la méchanceté de cette mesure trouvera par les soins de la providence son antidote dans sa folie même. Les régiments que l’on se propose de distribuer au milieu de nous se composent d’hommes sortis et élevés au milieu de la démocratie de leur pays. La plupart d’entre eux on embrassé leur profession actuelle, non par choix, mais parce qu’ils n’ont pu trouver d’autre emploi qui pût les faire vivre dans leur pays natal. Au lieu de stimuler chez eux la noble émulation d’une bonne conduite par l’espoir de l’avancement aux grades les plus élevés, ils sont pauvrement payés, et sont exposés à toutes sortes de petites tyrannies, et le murmure vient-il à s’échapper de leurs lèvres en véritables esclaves, ils sont aussitôt soumis à la peine ignoble du fouet. Si l’on met en contraste cette dure destinée avec la liberté, le consentement, la facilité d’obtenir des emplois et de forts salaires dans les États-Unis, avec la certitude que les habitants de ces comtés qui avoisinent et bornent les lignes ne mettront point d’obstacles aux tentatives des soldats pour émigrer à la république voisine, on verra qu’il est moralement impossible de retenir dans la province de sa majesté, et lorsqu’ils seront une fois dispersés en détachements, des hommes dont on veut faire de vils instruments de notre esclavage et de leur propre déshonneur.

La longue et lourde chaîne d’abus et d’oppressions qui pèse sur nous, et à laquelle chaque année vient s’ajouter un nouveau chaînon non moins fâcheux, prouve que notre histoire n’est qu’une récapitulation des maux que le autres colonies ont endurés avant nous. Nos griefs ne sont qu’une seconde édition des leurs. Nos réclamations en faveur d’un soulagement sont les mêmes. Comme les leurs, elles ont été traitées avec dédain et mépris, et n’ont attiré sur les pétitionnaires qu’une augmentation d’outrages et de persécutions. Ainsi l’expérience du passé démontre la folie d’attendre et espérer de la justice des autorités européennes.

Toute sombre et toute peu flatteuse que [peut être] la perspective actuelle de notre bien-aimée patrie, nous trouvons dans les vertus publiques de nos compatriotes un encouragement à espérer que le jour de notre régénération n’est pas bien éloigné. Les manufactures domestiques se ramifient parmi nous avec une rapidité bien propre à nous réjouir au milieu de la lutte.

L’impulsion donnée depuis quelque peu de mois par l’exemple de citoyens généreux et pleins de patriotisme, en portant des habits faits d’étoffes manufacturées dans le pays, a été généralement suivie et sera avant peu universellement adoptée. La détermination de ne consommer aucune marchandise grevée d’impôts, et d’encourager un commerce libre avec nos voisins, deux objets d’un importance vitale, devient de jour en jour plus générale, plus résolue et plus effective. Le peuple doit tout partout être imbu de la conviction que les grands sacrifices à faire doivent être en proportion de l’objet glorieux que l’on a en vue d’accomplir, et que les inconvénients personnels qui seront la conséquence en faveur de la bonne cause doivent être endurés non seulement avec bonne volonté mais aussi avec fermeté.

Concitoyens ! Confrères d’une affliction commune ! vous tous, de quelque origine, langue ou religion que vous soyez, à qui des lois égales et les droits de l’homme sont chers ; dont les cœurs ont palpité d’indignation à la vue des insultes innombrables que votre commune patrie a eu à essuyer, et qui si souvent avez éprouvé une juste alarme, en roulant dans vos esprits le sombre avenir que la mal administration et la corruption promettent à cette province et à votre postérité ; au nom de cette patrie et de la génération qui s’élève, n’ayant plus d’espoir que sur vous, nous vous sollicitions de prendre, au moyen d’une organisation systématique dans vos paroisses et vos townships respectifs, cette attitude qui peut seule vous attirer le respect pour vous-mêmes, et le succès de vos demandes. Que des comités de vigilance entrent tout à la fois en opération active dans tous vos voisinages respectifs. Retirant votre confiance à l’administration actuelle et à tous ceux qui seraient assez bas pour accepter d’elle aucune charge, assemblez-vous incontinent dans vos paroisses et élisez des magistrats pacificateurs, à l’exemple de vos frères réformistes du comté des Deux Montagnes, afin de protéger le peuple contre une dépense inutile et imprévue, et contre la vengeance de ses ennemis. Notre jeunesse, l’espoir de la patrie, devrait partout s’organiser à l’instar de leurs frères, les Fils de la liberté, de Montréal, afin de se trouver prêts à agir avec promptitude et efficacité suivant que les circonstances pourront le requérir ; et les braves miliciens, qui deux fois par leur valeur et au prix de leur sang, ont défendu ce pays pour des dominations ingrates, devraient aussi s’associer dans ce moment sous des officiers de leur choix, pour la sûreté, le bon ordre et la protection de la vie et de la propriété dans leurs localités respectives. C’est par là que l’on pourra conserver heureusement les libertés coloniales.

Dans cet espoir et comptant pour notre émancipation du mauvais gouvernement sous lequel nous gémissons, sur la providence divine, dont nous implorons humblement les bénédictions sur nos efforts désintéressés, nous reposant sur l’amour de la liberté que l’air libre et les forteresses imprenables de l’Amérique peuvent inspirer à tous les cœurs du peuple en général, et sur la sympathie de nos voisins démocrates, qui dans l’établissement d’un gouvernement arbitraire sur leurs frontières, sont assez prudents et assez clairvoyants pour prévoir l’élévation d’un système qui pourrait servir de précédant et d’instrument de l’introduction d’un même gouvernement arbitraire dans d’autres parties du continent américain, et qui ne consentiront pas que les principes pour lesquels ils ont combattu avec tant de succès dans le dix-huitième siècle, soient dans nos personnes [foulés] aux pieds dans le dix-neuvième. Nous, les délégués des comtés confédérés de Richelieu, Saint-Hyacinthe, Rouville, l’Acadie, Chambly, et Verchères, enregistrons ici publiquement la résolution solennelle et déterminée du peuple que nous représentons, de mettre à effet, dans le plus court délai possible, les recommandations précédentes, et de ne jamais arrêter nos efforts patriotiques jusqu’à ce que les différents griefs dont nous nous plaignons aujourd’hui aient été redressés ; et par ces présentes, nous invitons tous nos concitoyens dans toute la province à unir leurs efforts aux nôtres afin de procurer à notre commune patrie un système de gouvernement bon, peu dispendieux et responsable.

Signé pour et au nom de la Confédération des six comtés, ce 24e d’octobre 1837.

Wd. Nelson, Président.

J. T. Drolet, F. C. Duvert, Vice-présidents.

J. P. Boucher-Belleville, A. Girod, secrétaires.


Source : La Minerve du 2 novembre 1837.

La grande assemblée à St-Charles

Dans les années 1830, une épidémie de choléra fait 10,000 morts et le climat politique au Bas-Canada est sombre. Les plaintes auprès des autorités britanniques fusent.

Louis-Joseph Papineau, président de la Chambre, rédige et fait adopter 92 Résolutions réclamant la démocratie. Elles sont envoyées au Parlement britannique. La réponse vient seulement le 6 mars 18
37. Rejetant les Résolutions, Lord Russell, produit sa réponse en 10 résolutions aux objectifs contraires. Le peuple est mécontent. Partout des assemblées s’organisent.

L’assemblée des six comtés

Le lundi 23 octobre 1837 un grand rassemblement se tient dans le pré derrière la maison de François Chicou dit Duvert, médecin à Saint-Charles. 6,000 habitants viennent entendre les leaders patriotes.

On a érigé au centre du terrain une grande plateforme permettant à tous de voir et d’entendre les orateurs. Louis-Joseph Papineau est présenté par Wolfred Nelson de Saint-Denis, nommé président de l’assemblée. Joseph-Toussaint Drolet et François Chicou dit Duvert, de Saint-Charles, sont choisis vice-présidents. Amury Girod. Philippe Boucher-Belleville l'un de Varennes, l'autre de Saint-Charles, sont nommés secrétaires.

Nelson présente le chef des patriotes, en disant: «Approchez, Canadien illustre, venez réjouir par votre présence, les cœurs de vos concitoyens opprimés, outragés, et permettez qu'ils bénissent à haute voix le défenseur de leurs droits et le bienfaiteur de leur pays.» Des cris «Vive Papineau!» viennent de partout.

La parole est à Papineau

Les discours se succèdent, puis Papineau prend la parole. Le texte de son discours paraîtra dans La Minerve du 2 novembre 1837. Voici un extrait.

Concitoyens! Confrères d'une affliction commune! vous tous, de quelque origine, langue ou religion que vous soyez, à qui des lois égales et les droits de l'homme sont chers; dont les cœurs ont palpité d'indignation à la vue des insultes innombrables que votre commune patrie a eu à essuyer…Notre jeunesse, l'espoir de la patrie, devrait partout s'organiser à l'instar de leurs frères, les Fils de la liberté, de Montréal, afin de se trouver prêts à agir avec promptitude et efficacité suivant que les circonstances pourront le requérir… Nous, les délégués des comtés confédérés de Richelieu, Saint-Hyacinthe, Rouville, l'Acadie, Chambly, et Verchères, enregistrons ici publiquement la résolution solennelle et déterminée du peuple que nous représentons… de ne jamais arrêter nos efforts patriotiques jusqu'à ce que les différents griefs dont nous nous plaignons aujourd'hui aient été redressés;… nous invitons tous nos concitoyens dans toute la province à unir leurs efforts aux nôtres afin de procurer à notre commune patrie un système de gouvernement bon, peu dispendieux et responsable.



Des lendemains incertains

Le lendemain, le clergé accorde tout son appui à la monarchie de droit divin et rejette ainsi celle de la souveraineté du peuple. Le 24 octobre, un texte de Mgr Jean-Jacques Lartigue dénonce les agissements des patriotes. Les curés du diocèse doivent le lire en chaire. Les paroissiens réagissent mal au mandement.

De son côté, Augustin-Magloire Blanchet, curé de Saint-Charles-sur-Richelieu, lit à ses ouailles, sans trop de conviction, le mandement. Il sera le seul prêtre à être incarcéré au Pied-du-Courant le 16 décembre 1837 pour son attitude jugée trop patriotique.

34 patriotes à Saint-Charles ont donné leur vie pour la liberté et la démocratie. Puissions-nous, un jour, les honorer convenablement en érigeant un humble mémorial dans le cimetière de Saint-Charles où 24 d’entre eux ont été enterrés par les militaires britanniques dans une vulgaire fosse commune.

Le curé Blanchet serait certainement d’accord avec cette proposition.


texte: Louis Cousineau

Saint-Charles-sur-Richelieu


Références: L’Histoire populaire du Québec (Jacques Lacoursière), Portraits de patriotes: œuvres de Jean-Joseph Girouard (Jonathan Lemire), Saint-Charles 1837 et la survie d’un peuple menacé (Georges Bellemare), Histoire de la résistance (Louis-Joseph Papineau), Nos racines (Jacques Lacoursière).

lundi 22 octobre 2012

Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher (1807-1864)

Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher est né en 1807, à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Il est le fils de Jean-Baptiste Durocher et de Marie Françoise Courtemanche.

Jean-Baptiste-Eusèbe fut marchand à Saint-Charles-sur-Richelieu et Patriote. Il était le bras droit et ami de Siméon Marchesseault (chef des Patriotes de Saint-Charles) d'ailleurs, même que Jean-Baptiste était parent avec Siméon, par son grand-père Blaise-Benjamin Durocher (mon arrière) qui maria Geneviève Marchesseault (sa grande-tante). Jean-Baptiste-Eusèbe décéda en 1864, à environ 57 ans.

I l est le neveu de Benjamin Durocher, Patriote tué le 23 novembre 1837 à la bataille de Saint-Denis. Le fils de Benjamin-Louis, Louis-Benjamin sera adopté par les parents de Jean-Baptiste-Eusèbe.

Jean-Baptiste-Eusèbe épouse à Belœil, le 7 novembre 1842, à 35 ans, la veuve Césarie Fournier fille de Alexis Fournier et de Sophie Beaudry. Césarie Fournier (dit Préfontaine) veuve du Patriote Marc Janotte, tué pendant la bataille de Saint-Charles et enterré le 30 novembre 1837, six semaines après son mariage.
http://books.google.ca/books?id=UzEKq34211cC&lpg;=PA131&ots;=AjpayUXpYW&dq;=Eus%C3%A8be+Durocher&hl;=fr&pg;=PA131#v=onepage&q;=Eus%C3%A8be%20Durocher&f;=false

Le 6 mars 1837, Lord Russell, ministre de l'intérieur au Parlement britannique, fait adopter une série de résolutions qui s 'avèrent être une fin de non-recevoir à toutes les requêtes des Canadiens pour l'obtention d'un gouvernement responsable et de ses attributs. Les Patriotes réagissent avec véhémence et organisent de nombreuses assemblées de protestation. Ainsi, le 7 mai, à Saint-Ours, les chefs patriotes présentent et font adopter 12 résolutions qui expriment leurs doléances et leurs objectifs, Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher participa à cette assemblée.
http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/1837.pl?out=article&pno;=document21&cherche;=Durocher

Siméon Marchesseault est élu à l'unanimité capitaine des Patriotes de Saint-Charles. On lui donne comme lieutenant Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher, chez qui ont été rédigées les résolutions présentées à l'assemblée du 23 octobre 1837.

Le 22 novembre 1837, ce jour là, J-B-Eusèbe a fait un fructueux voyage éclair à Montréal, d'où il a rapporté deux barils de poudre et quelques milliers de pierres à fusil.

http://books.google.ca/books?id=JEwNIyKCZOcC&pg;=PA8&lpg;=PA8&dq;=Eus%C3%A8be+Durocher+Patriote&source;=bl&ots;=RwJeIUzlbj&sig;=ba9-0KjXmzEHtbGIegWCkskkb_I&hl;=fr&ei;=gmk9TYrNL4zVgAeppfXHCA&sa;=X&oi;=book_result&ct;=result&resnum;=2&sqi;=2&ved;=0CB8Q6AEwAQ#v=onepage&q;=Eus%C3%A8be%20Durocher%20Patriote&f;=false

Déposition de Toussaint Auclair, de Saint-Hilaire, contre François Lemire, commis de Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher , de Saint-Charles (27 novembre 1837).

Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher fut emprisonné le 26 novembre 1837 en raison de sa participation aux guerres patriotiques de 1837 et 1838. Il a été inculpé de haute trahison, de menées séditieuses ou d'espionnage à la solde de l'organisation patriote.

Déposition de Siméon Marchessault, huissier, de Saint-Charles (27 décembre 1837). Le déposant dit qu'il a rencontré Louis-Joseph Papineau et le docteur O'Callaghan chez Joseph-Toussaint Drolet, de Saint-Marc, et Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher , de Saint-Charles, dans le cours de novembre 1837. Le jour de la bataille de Saint-Charles, messire Blanchet, curé de la paroisse, se rendit au camp et exhorta les rebelles à se préparer à mourir, et leur fit réciter cinq Pater, cinq Ave, et l'acte de contrition.

Déposition de Antoine Foisy, de Saint-Charles, contre Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher , Modeste Lemire, Siméon Marchessault e t le docteur Wolfred Nelson (31 mars 1838).

Déposition de Joseph Daudelin, de Saint-Charles, contre Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher , Modeste Lemire et Siméon Marchessault (31 mars 1838).

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Dessein de Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher par Jean-Joseph Girouard.
Notaire de Saint-Benoît, le leader patriote Jean-Joseph Girouard (1795-1855) a laissé une remarquable série de dessins de détenus à la prison au Pied-du-Courant, la plupart réalisés durant sa propre incarcération à l`hiver de 1838.

liens : http://books.google.ca/books?id=JEwNIyKCZOcC&pg;=PA8&lpg;=PA8&dq;=Eus%C3%A8be+Durocher+Patriote&source;=bl&ots;=RwJeIUzlbj&sig;=ba9-0KjXmzEHtbGIegWCkskkb_I&hl;=fr&ei;=gmk9TYrNL4zVgAeppfXHCA&sa;=X&oi;=book_result&ct;=result&resnum;=2&sqi;=2&ved;=0CB8Q6AEwAQ#v=onepage&q;=Durocher%20&f;=false

Drapeau Patriote Durocher
7 mai 1837 - Assemblée de St-Ours
Sur motion de J. B. E. Durocher, Écr., secondé par le Capt. Côté, de St-Charles.

RÉSOLUTION 4 : Que le machiavélisme qui depuis la Cession a accompagné tous les actes du gouvernement, la mauvaise foi qui les a caractérisés jusqu'ici, la faiblesse qui perce à chaque page du rapport des commissaires et dans les discours des ministres, où on ne rougit pas d'alléguer notre division et notre petit nombre comme motifs de nous refuser justice, ne nous inspirent que le profond dégoût et le mépris le plus prononcé pour les hommes qui commandent à un des peuples les plus grands, les plus nobles de la terre, ou qui sont attachés à un tel gouvernement.
Sur motion de J. B. E. Durocher, Écr., secondé par le Capt. Côté, de St-Charles.

dimanche 21 octobre 2012

Dévoilement du Monument de Louis-Joseph Papineau

La PM Mme Marois et ex-PM M.Landry
photo: Manon Arsenault
Saint-Denis-sur-Richelieu, en Montérégie, Dimanche 21 octobre 2012 
- En présence de plus de 300 personnes dont la première ministre Pauline Marois, la cérémonie de dévoilement du monument s'est déroulée dans le cadre du 175e anniversaire des Patriotes de 1837-38. D'une hauteur de 2,4m, cette œuvre en bronze du sculpteur Jules Lasalle, à la fois moderne et romantique, représente le « père de la démocratie » québécoise prononçant un discours devant ses partisans ou lisant peut-être à la Chambre d'assemblée ses célèbres 92 Résolutions en faveur de la réforme du système politique oppressif britannique (1834). Dominant la rivière Richelieu, elle rappellera pour toujours la légende-Papineau.

Louis-Joseph Papineau (1786-1871).
Homme politique et avocat canadien-français,
chef du mouvement des Patriotes. 
Originaire de Petite-Nation (Bas-Canada).


(texte et photo: Mathieu Breton)

Discours lors de l'inauguration de la statue

de Louis-Joseph Papineau

vendredi 5 octobre 2012

Sous des Patriotes 1837 Bas-Canada

 
Ce sont les fonds de la Banque du Peuple qui servent à financer
l'Insurrection des Patriotes en 1837-1838.

Elles sont très rares, elles se vendent $50.00 l’unité et plus, tout dépendant de la beauté et $75.00 l’unité et plus pour les 2 sous. 

Ces pièces ont une valeur inestimable. Une personne qui en possède une, devrait la garder comme un souvenir de notre glorieux passé, un trésor national. 

Achetez une de ces pièces à une personne chère par un groupe ou une personne seule, c’est un cadeau chèrement apprécié et personnel.

Des pièces peuvent être vendues $50.00 et plus, mais ces pièces sont limitées, elles se vendent sur la base du premier arrivé, premier servi.
Vous pouvez acheter ces pièces en faisant un mandat-poste au nom de Souveraineté La Solution inc. Avec le bon de commande dûment rempli que vous trouverez dans l'icône Articles à vendre, en indiquant le nom de la pièce et le nombre.
Souveraineté La Solution inc. au 220 rue des Épinettes, Farnham.
Adresse postale: C.P. 313, Cowansville, Québec J2K 3S7
Tél. et télécopieur: 450-293-3562

Mes Prix:
City Bank (1 sou 25$ et 2 sous 40$)
Bank of Montreal (1 sou 30$ et 2 sous 50$)
Quebec Bank (1 sou 30$ et 2 sous 50$)
Banque du Peuple (1 sou 50$ et 2 sous 75$)
Des pièces de monnaie de 1837.
Les quatre noms des banques de l'époque étaient: la City Bank, Montreal Bank, la Banque du Peuple et la Quebec Bank.
La plus grosse banque était nulle autre que la City Bank, les trois autres étaient plus petites mais aussi importantes.
La valeur des pièces de la City Bank varie d'après leur beauté et leur rareté. Pour ce qui est des trois autres banques, l'évaluation des pièces est inversée: sa rareté, sa beauté.


Un peu d'histoire, question de mieux comprendre la valeur de ces pièces.
En 1817, les Montrealers se donnent un nouvel outil d’investissement, la Banque de Montréal. Les Canadiens français font de même en 1834, en ouvrant la Banque du Peuple. À Montréal, le secteur du transport prend de plus en plus d’importance. Le transport du blé du Haut-Canada nécessite la construction du Canal Lachine. 
Bien que l’Angleterre réunifia le Canada en signant l’acte déposé par John Russel le 25 mars 1840, la réunification débutât en 1841, cela même a sorti du marasme financier le Haut-Canada (Ontario) et lui restaura sa ligne de crédit.
one Penny 1852one penny
half pennyhalf penny
Tout ceci grâce au Bas-Canada (Québec), un tiers plus peuplé, c’est-à-dire le Bas-Canada (Québec) a payé une partie de la dette du Haut-Canada (Ontario) et une partie de sa ligne de crédit. En 1852 seule la Québec Bank avait eu le droit de commander à la City Bank de faire frapper des pièces de monnaie pour commémorer la rébellion des patriotes de 1837. Sur un coté nous voyons un patriote et les écritures « province du Canada » et de l’autre coté l’effigie de l’époque et la date.

texte et photos: http://www.souverainetelasolution.com/argent1837.html

Banque du Peuple 
Cet édifice porte le nom de l’édifice de la Banque du Peuple, même si cette banque n’y logea que quelques mois.

Voici l’histoire :
La Banque du Peuple est fondée en 1835 par Louis-Michel Viger avec Jacob DeWitt et 10 autres associés, la société Viger DeWitt and Company qui vise à mettre fin au monopole qu'exerce la Bank of Montreal-BM sur le crédit dans le Bas-Canada ; cette société deviendra la Banque du Peuple en 1844.
Soupçonné d'avoir avancé de l'argent aux Patriotes, il est emprisonné pendant 9 mois pour haute trahison à la suite de l'insurrection de 1837. Emprisonné de nouveau pour une quarantaine de jours à la suite de l'insurrection de 1838

Ce sont les fonds de la Banque du Peuple qui servent à financer l'insurrection des Patriotes en 1837-1838. La clientèle de la banque était essentiellement francophone et c’était un exemple de réussite des Canadiens d’expression française dans le monde de la finance géré par des Anglais et des Écossais.

La fondation de la «Banque du Peuple» est un événement qui peut être regardé comme un indice du réveil de la puissance économique de la population française ; aussi faut-il beaucoup regretter que le succès de cette entreprise nouvelle ait été uniformément répandu au moyen d'appels directs et mesquins aux préjugés de races. Des Canadiens français ont construit des bateaux à vapeur pour lutter contre un monopole qui profitait sur le Saint-Laurent à un groupe de financiers anglais. Si petits et si peu confortables que fussent ces bateaux, on les regarda d'un bon œil à cause de leur supériorité essentielle de sécurité et de vitesse. Toutefois, on ne considérait pas cela comme suffisant à leur succès. On faisait des appels constants aux sentiments nationaux de la population française en faveur de l'encouragement exclusif à la " Ligue française ". Je me rappelle un journal français qui annonçait avec orgueil que le jour précédent les bateaux à vapeur de Québec et de La Prairie étaient arrivés à Montréal avec un grand nombre de passagers, tandis que les bateaux anglais en avaient eu peu. Par ailleurs, les Anglais en appelaient aux mêmes préjugés ; ils avaient l'habitude d'appliquer aux bateaux canadiens les épithètes de «Le Radical», «Le Rebelle» et «Le Déloyal».


La construction de du nouveau siège social de la Banque du Peuple débute en 1892 par les architectes Perrault, Mesnard et Venne dans le style renaissance italienne. D’ailleurs, le bâtiment est recouvert d’un toit en verre ce qui représentait une grande nouveauté pour l’époque.
Cependant, en 1895, quelques mois à peine après l’achèvement des travaux de construction de l’édifice à 57, sur la rue Saint-Jacques, la banque suspend ses activités et ferme ses portes.
Le caissier J. S. Bousquet s’enfuit vers les États-Unis. En effet, il a d’abord démissionné, mais c’est après qu’il ait entrepris son voyage qu’on lui reproche d’avoir consenti des prêts non garantis. Au total la valeur de ces crédits est de 1 500 000 dollars, l’équivalence de cent millions ou plus en dollars d’aujourd’hui. Quand la nouvelle est connue, les clients se ruent sur la banque en essayant de retirer leurs économies. La Banque s’effondre en trois jours.
À la suite de la fermeture de la banque en 1895, plusieurs entreprises canadiennes-françaises seront entraînées dans sa chute. De longues batailles juridiques et politiques suivent. Finalement, la banque remet 75 % de la valeur des dépôts aux épargnants.
En 1897, la Banque du Peuple rouvre ses portes sous l’appellation la Banque d’Hochelaga qui disparaît presque immédiatement.
Banque du Peuple
Bon, l’édifice survit et grâce à son emplacement au Vieux-Montréal et à sa magnifique façade de pierre, il est classée monument historique en 1975.
L’adresse de la Banque du Peuple: 57, la rue Saint-Jacques

Texte er photo: http://grandquebec.com/montreal-touristique/banque-du-peuple/

mardi 2 octobre 2012

Le Respect du Patrimoine?


RÉNOVATIONS DU MARCHÉ RICHELIEU 
ET DE LA SALLE GEORGES GODLING
La ville de Sorel-Tracy consulte présentement sa population afin de savoir si une majorité de citoyens approuvent un possible emprunt d'environ 1,5 millions$ de la ville. Ce montant s'ajouterait à une subventions fédéral d'environ 5,4 millions$ et une provincial d'environ de 1,5 millions$. Donc  coût total de l'opération : Environ 8,4 millions$. Ce coût semble inclure les études, plans et devis, remettre le marché Richelieu fonctionnel et attirant autant pour les clients que pour les commerçants, et refaire la salle de spectacle Georges Godling pour en faire une salle à la fine pointe de la technologie pour qu'elle aussi devienne intéressantes pour les producteurs de spectacle ainsi que les clients.

Je me demande s'il y a eu d'autres projets présentés aux deux palliers de gouvernements avant d'en arriver au projet sur la table présentement. Étant un amateur d'histoire et d'archéologie du Canada et surtout du Québec, j'aurais préféré que l'on présente un projet qui aurait mis en valeur ce lieu hautement historique et pertinent pour ces habitants mais aussi pour les gens de toutes provenances sur la planète. Le confluent de la  rivière  Richelieu et du fleuve St-Laurent est un lieu exeptionnel historiquement. Un site archéologique comparable au vieux Montréal et le vieux Québec. Selon l'archéologue Bernard Hébert, ( attaché au ministère de la culture, des communications et da la condition féminine du Québec), il y aurait sous le marché actuel et autour des traces concrètes des premiers forts construits, en 1642 et 1665, sous le régime français.
Emplacement du fort Richelieu  (photo: La région de Sorel-Tracy)
À la découverte d’un vieux fort 
Alors, je crois qu'un projet contenant des fouilles sérieuses, la constructions d'une réplique d'un de ses forts auraient été aussi à considérer. Ce qui n'empêche pas d'y inclure des espaces pour les commerçants actuels du marché ainsi qu'une salle de spectacle. Ce lieu aurait pu être une strcture tout en bois québécois qui aurait sû accueuillir les commerçants actuels du marché, une nouvelle salle George Godling, la bibliothèques municipales, la société historique Pierre de Saurel et son fabuleux musée e.t.c.  .
Bref, un lieu qui s'adresse à un beaucoup large public de sa ville et qui deviendrait intéressant touristiquement pour les amateurs d'histoire et d'archéologie du monde entier. Le conseil municipal d'une ville comme Sorel-Tracy a la lourde responsalité  de développer son territoire tout en respectant ses entrailles qui, selon moi, appartient autant aux premières nations, aux français, aux anglais, aux patiotes, aux canadiens. En fait, aux citoyens de la planète tout entière.
Merci
Un Patriote Survenant 

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Irez-vous voter le 28 octobre prochain lors du référendum sur la restauration du Marché Richelieu du Vieux-Sorel?
  
Débat sur l'emprunt de 1,4 million de dollars pour la rénovation du 28 rue du Roi, le mercredi 17 octobre à 19 hres en direct du Marine Cabaret. 
Les débateurs seront pour le NON: Gilles Jr Lemieux et Marcel Lavallée et pour le OUI: Corinna Bastiani et Claude Imbeault. Animateur: Jean Lemay et modérateur: Reynald Bergeron.

texte et audio: CJSO 101,7 FM
groupe Fb: FM 101,7

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